Stade de Reims : le pari réussi de Jean-Pierre Caillot - 433Foot
En cas de succès contre Bastia, le Stade de Reims prendra momentanément la tête de la Ligue 2, en attendant le match de Troyes à Nancy.
En cas de succès sur la lanterne rouge, le Stade de Reims prendra momentanément la tête de la Ligue 2, en attendant le match de Troyes à Nancy (samedi, 14h). Le résultat d’une politique qui porte ses fruits, sans faire de bruit.
Relégué en Ligue 2 la saison dernière, presque à la surprise générale, tout en disputant la finale de la Coupe de France contre le PSG, le Stade de Reims a parfaitement amorti la secousse. 13 joueurs sont partis (sans les prêts), 10 sont arrivés (sans parler des retours de prêts) depuis le la défaite au Stade de France (0-3), pendant que le Belge Karel Geraerts remplaçait Samba Diawara, redevenu adjoint, sur le banc. Le tout avec une balance de +81,98 M€ sur le marché des transferts.
Keito Nakamura bloqué
Alors que 5 des titulaires de la finale sont restés (Sekiné, Okumu, Kipre, Akieme, Gbane et Nakamura), Geraerts a réussi à composer un collectif équilibré, entre anciens (Nicolas Pallois, arrivé libre de Nantes, à 38 ans), jeunes (Patrick Zabi, 19 ans, qui rejoindra le Paris FC en fin de saison), avec un recrutement réussi, symbolisé par l’excellent Theo Léoni (25 ans), payé moins d’un million à Anderlecht, véritable régulateur au milieu. Mais, l’une des réussites de Jean-Pierre Caillot est d’avoir conservé Keito Nakamura, malgré des offres importantes, comme les 18 millions proposés par Villarreal cet été. L’international japonais est l’incontestable leader offensif de son équipe, avec 8 buts et 2 passes décisives, en 16 matchs de Ligue 2.
Le pari Karel Geraerts
Le plus gros pari du président Caillot, en passe de réussir, c’est d’avoir été chercher le Belge Karel Geraerts, en Allemagne, où il était sans club depuis son éviction à Schalke 04 (Bundesliga 2), en octobre 2024. L’emblématique patron du Stade Reims reconnaissait toutefois, dans un récent entretien accordé à l’Equipe, y avoir réfléchi à deux fois. « Son aptitude à gérer un groupe Ligue 2 a été un petit bémol pour moi, si on avait été en Ligue 1, la question ne se serait même pas posée. Aujourd’hui, je pense qu’une fois de plus, le club a ciblé la bonne personne ».
En posant ses valises à Reims, en juin dernier, le successeur de Samba Diawara avait donné le ton : « J’aime construire un groupe et que l’on vive des choses ensemble. Je ne me bats pas tout seul, mais avec une équipe autour de moi. Oui, on va travailler dur, mais tout en prenant du plaisir. On est des professionnels, on sait qu’on doit ramener des résultats mais le football, c’est notre passion. Il faut aussi s’amuser sur le terrain. »
Reims, meilleure attaque de Ligue 2
Celui qui décrit le jeu qu’il prône comme « Ambitieux, offensif et organisé » a pris son temps pour construire son équipe. Depuis la 13ème journée, et la défaite à domicile contre Dunkerque, Reims n’a perdu qu’un seul de ses 8 matchs. Battus à Troyes, les Rémois ont battu Montpellier et Saint-Etienne, et sont restés solides au Red Star (0-0). Principale caractéristique de son équipe : elle est la meilleure attaque de Ligue 2 (37 buts), avec un seul joueur à plus de 5 buts.