Qui est Stéphane Richard, le nouveau président de l’OM, condamné pour avoir défendu Bernard Tapie

C'est l'homme dont tout le monde parle à Marseille. Un "pro-Tapie" va devenir le nouveau président de l'OM

Qui est Stéphane Richard, le nouveau président de l’OM, condamné pour avoir défendu Bernard Tapie
Stéphane Richard, un technocrate, ancien soutien de Bernard Tapie (photo : Guillaume Paumier - CC BY 3.0)

C'est l'homme dont tout le monde parle à Marseille. Un "pro-Tapie" va devenir le nouveau président de l'OM

Né le 24 août en Gironde, Stéphane Richard, a été le directeur de cabinet des ministres de l’Economie, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde (dont il est resté proche), entre 2007 et 2009. Fils d’un ingénieur des mines, diplômé d’HEC et ancien élève de l’ENA, il a notamment été inspecteur des finances, avant de de rejoindre France Telecom (aujourd’hui Orange), dont il devient le PDG pour la France, en février 2011. 

Membre du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille

En 2019, il devient également président de la GSMA, alliance regroupant les plus grands opérateurs mobiles, avant de devenir, en novembre 2022, membre du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille. En 2023, il rejoint la branche française de la banque d'investissement américaine Perella Weinberg, avant de devenir, en octobre 2024, président du conseil d’administration du théâtre national de l’Opéra-Comique (salle de spectacle situé dans le 2ème arrondissement de Paris). 

Condamné pour avoir aidé Bernard Tapie dans l'affaire du Crédit lyonnais

La particularité de Stéphane Richard est d’avoir été mêlé de près à l’affaire « Tapie-Crédit lyonnais ». En 2008, il est impliqué dans l’arbitrage favorable à l’ancien président de l’OM. Ce qui lui vaudra une mise en examen pour escroquerie en bande organisée (2013), puis en 2015, une mise en examen pour « complicité de détournement de fonds publics par une personne privée ». En novembre 2021, il est même condamné (en appel) à un an de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende pour complicité de détournement de fonds publics. Selon l'arrêt de la cour d'appel, Stéphane Richard a agi en défense des intérêts de Bernard Tapie, plutôt que de ceux de l’Etat. En juin 2025, à l'issue du troisième procès, les magistrats requalifient l’infraction en négligence. Il est finalement condamné à six mois de prison avec sursis et à 15 000 d'amende.