Pourquoi l'UEFA reste discrète dans le scandale Manchester City
S’il y a bien une instance qui n’a pas réagi ou lancé les hostilités contre Manchester City, c’est bien l’UEFA. L’instance européenne garde le silence en attendant la finalité de la procédure en appel saisie par les Citizens.
S’il y a bien une instance qui n’a pas réagi ou lancé les hostilités contre Manchester City, c’est bien l’UEFA. L’instance européenne garde le silence en attendant la finalité de la procédure en appel saisie par les Citizens.
En Premier League les remous sur l’affaire Manchester City ne sont pas retombés. Le club aux 114 infractions constatées va encore devoir répondre de toutes les accusations devant les instances du championnat anglais. Et il va y avoir du travail pour les avocats des Skyblues, qui ont fait appel.
Ce sera un élément déterminant pour appliquer des sanctions potentiellement inédites envers le champion d’Angleterre 2024 (entre autre). Car les conséquences sont énormes au pays de la Perfide Albion. Des accusations de tricherie, des hypothèses de perte de titres et même une volonté de rétrogradation sportive planent au dessus du leader du championnat. Reste à connaître la position de la PL qui reste calme pour le moment. En revanche, il y aura bien un avant et un après, dans ce dossier délicat.
City a maquillé les comptes pour être dans les clous du Fair play financier
Le maquillage ne fait pas forcément bon ménage avec tous les domaines et particulièrement celui de la finance. Manchester City aurait gonflé ses revenus de sponsoring pour recruter massivement et ainsi ne pas avoir d’ennuis (pour détournement des règles du FairPlay financier) avec les instances, à la fois de la Premier League, et pire, de l’UEFA.
Le symbole le plus évident et puissant est l’absence du salaire de Roberto Mancini sur les comptes des Citizens. Une erreur comptable volontaire qui met en évidence un système frauduleux et opaque dans la gestion et la communication des données financières. Ce qui a provoqué après la publication de l’enquête, une vague de mécontentements chez les concurrents directs comme Liverpool ou d’anciens joueurs de United. Une occasion réelle pour les anciens rivaux du club bleu de vouloir des sanctions exemplaires.
Que peut faire l’UEFA mis à part le silence ?
L’enquête visant Manchester City a une portée forcément européenne, après le dévoilement des 114 chefs d’accusation. La Premier League va-t-elle de façon concrète influencer également l’UEFA avec l’ouverture d’une deuxième enquête ? Rien n’est certain, pour le moment, ce n’est que le Royaume qui s’occupe des Skyblues.
Rester à l’échelle locale à quelques avantages pour l’instance européenne. Cela lui éviterait de mener une enquête et d’avoir une jurisprudence pour les grands clubs de la compétition. Evidemment, en cas d’enquête et d’exclusion, si l’UEFA venait à y aller, ce serait un séisme.
Pour le moment, les commentaires sont prudents du côté de la Suisse. Et pour cause, il y a bien un danger de propagation aux autres clubs détenus par des fonds étrangers. Même des clubs sans propriétaire d’Etat observent avec attention comment va se terminer cette affaire pour Manchester City. Si l’UEFA ne dit rien, alors il y aura bien la volonté de ne pas se brûler les pieds sur un terrain inflammable.