Pourquoi je kiffe cette Coupe du Monde à 48, marre des rabats joie !

Mon gros coup de gueule contre ceux qui dénigrent cette Coupe du Monde. STEPHANE DESENCLOS, REDACTEUR EN CHEF.

Pourquoi je kiffe cette Coupe du Monde à 48, marre des rabats joie !
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Mon gros coup de gueule contre ceux qui dénigrent cette Coupe du Monde (sportivement). STEPHANE DESENCLOS, REDACTEUR EN CHEF.

Ce n’est pas la première fois, mais cette fois, ça dépasse les bornes. Oui, ce n’est pas la première fois que je ne suis pas du tout d’accord avec Daniel Riolo et autres animateurs, journalistes ou consultants de RMC. Et heureusement me direz-vous, tant on voit le nombre de stupidités entendues ces dernières années. De Luis Enrique l’escroc (qui n'apporte rien au PSG), à John Textor le héros texan (qui sauve la Ligue 1), en passant par Canal+, la seule solution pour sauver le football français… 

Cette fois, l’objet des attaques en règles de « je sais tout mieux que tout le monde », n’est autre que la Coupe du Monde. Pour Riolo, ou Dugarry, dont l’avis est partagé par beaucoup de salariés de la boite à buzz (d’ailleurs, reconnaissons que ça marche très bien pour eux), cette Coupe du Monde à 48 est ennuyeuse à mourrir, certaines équipes n’ont pas le niveau et les qualifications pour les 16èmes de finale sont des « non évènements »…

Je me suis régalé devant la victoire de l'Equateur, presque pleuré devant les exploits du gardien du Cap-Vert...

Personnellement, je me sui régalé en voyant l’Equateur battre l’Allemagne et se qualifier pour la première fois de son histoire à ce stade de la compétition. Au point que le président du pays a déclaré que ce 25 juin sera désormais un jour férié. J’ai adoré voir la joie des Curaciens après avoir pris un point, et la communion avec les Ivoiriens après leur dernier match synonyme d’élimination.

J’ai été ému par l’entrée en jeu de Neymar, facilité par la faiblesse des Ecossais. J’ai vibré, presque aux larmes en regardant les exploits d’un gardien chômeur de 40 ans face à Lamine Yamal et ses copains. Ou encore, le bonheur des Haïtiens contre le Maroc, prouvant au monde entier qu’ils avaient une vraie équipe de football.

Bien sûr, je ne suis pas naïf, et je sais pertinemment que l’élargissement de la Coupe du Monde à 48 pays est avant tout une opération économique. Mais je préfère me réjouir de tout ce que m’a déjà apporté, ne serait-ce qu’humainement, cette phase de groupes, que pleurer sur le triste niveau de certains matchs. Parce que, avant toutes choses, le football est le sport le plus populaire du monde. Parce qu’ils n’y a pas que les buts de Messi et les dribbles de Yamal qui procurent des émotions.