Portugal : la vérité sur le clash avec Ronaldo et son issue
De salon entrée en jeu, contre la Norvège, aux dernières déclarations de Jorge Jesus : les coulisses du psychodrame.
De salon entrée en jeu, contre la Norvège, aux dernières déclarations de Jorge Jesus : les coulisses du psychodrame.
Depuis que Cristiano Ronaldo a claqué la porte de la sélection, fin septembre, le Portugal est en fusion. Si la Seleçao a gagné ses deux matchs (au Danemark et à domicile contre la Norvège), la polémique continue d’alimenter les médias, avec chaque jour des nouvelles informations.
Un vrai faux retour...
Ainsi, si Jorge Jesus a estimé qu’il ne devait pas s’excuser au près de CR7, il a aussi expliqué que la porte était ouverte. « S’il joue avec Al-Nassr, il sera dans la prochaine sélection, s’il veut venir ». Des propos lunaires, qui montrent la volonté de la fédération portugaise de laisser la star du pays choisir sa destinée. Le tout pour poser les bases d’un dernier match d’adieux sous le maillot du Portugal, à l’image de ce qui est organisé pour Lionel Messi. A plus long terme, il ne semble pas envisageable que la star incontestée du football portugais revienne intégrer normalement la sélection de Jorge Jesus.
Ce nouvel épisode a aussi permis de connaitre précisément les raisons qui ont provoqué le clash. A la base, quand il annonce sa liste, Jorge Jesus discute avec Cristiano Ronaldo. Les deux hommes se mettent d’accord pour que le capitaine du Portugal joue les deux matchs à domicile : le premier contre le Pays-de-Galles, à Lisbonne, et le dernier, contre la Norvège, à Porto. Mais le sélectionneur change d’avis et prévient Ronaldo qu’il aura besoin de lui pour le second match, en Norvège, et qu’il envisage de le faire jouer 30 minutes.
En Norvège, Jorge Jesus s'est-il moqué de Ronaldo ?
Tout le problème vient de là. Comme prévu, Jorge Jesus envoie Ronaldo s’échauffer en début de seconde période, mais il ne le fera jamais entrer en jeu. Après le match, Jorge Jesus reconnaitra qu’il a changé ses plans, en fonction de la physionomie du match. A ce moment-là, le Portugal mène 2-1 et ce sont Vitinha (sur le banc au début du match) et Leao, qui entrent en jeu. Jorge Jesus apprécie le travail défensif de Gonçalo Ramos et Joao Felix. Il attendra la 81ème minute pour remplacer l’ancien Parisien par Francisco Trincao, plus interessant pour défendre.
A la fin du match, Ronaldo quittera le terrain sans saluer les supporters portugais, avec le reste de l’équipe. Le mal est déjà fait. Ronaldo estime qu’il n’a pas été respecté et se donne juste un peu de temps pour réfléchir. Le lendemain, il ne participe pas à l’entraînement collectif, pas plus que le surlendemain, quand il décide de rentrer à Madrid avec son jet privé.
L'affaire est devenue politique
La venue express du président de la fédération, qui quittePonta Delgada (Portugal), où il devait assister à un match des Espoirs contre Gibraltar, pour se rendre à Copenhague n’y changera rien. Au contraire. E, conférence de presse, la veille du match contre le Danemark (après la réunion à trois, pour apaiser les tensions), Jorge Jesus en remet une couche. Il reconnait son erreur de communication avec Ronaldo, mais explique que c’est Gonçalo Ramos qui débutera le 3ème match à la pointe de l’attaque. Une façon d’imposer le fait qu’il est le patron, qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
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Aujourd’hui, alors que le Portugal est la seule équipe, à avoir remporté ses quatre matchs de Ligue des Nations (l’Espagne joue son 4ème match, en Croatie, mardi 6 octobre), le Portugal a montré qu’elle n’avait pas besoin de Ronaldo pour gagner, mais la fédération insiste pour ne pas que l’aventure de CR7 avec le Portugal se termine tristement. D’où les appels des joueurs et du sélectionneur, pour un retour en sélection et l’organisation d’un match de gala pour fêter dignement sa sortie. Le gouvernement portugais est le premier à insister pour un tel scénario. L’affaire est devenue politique.