La patte Zidane : pas de révolution, mais des changements notables
On se souviendra de la première de Zidane sur la banc, surtout parce que les Bleus ont gagné. Pour le reste, il faut encore attendre. Ou vraiment étudier les détails...
On se souviendra de la première de Zidane sur la banc, surtout parce que les Bleus ont gagné. Pour le reste, il faut encore attendre. Ou vraiment étudier les détails...
Zidane a réussi sa première à la tête des Bleus. L’ancien numéro 10 des Bleus a fait avec un contexte un peu particulier. Il devient le premier sélectionneur depuis 1994 à gagner son premier match à la tête de l’Équipe de France. Mais quels sont les enseignements à tirer de cette première pour l’ancien meneur de jeu ? Les promesses sont là et les joueurs ont bien compris la philosophie du Mister.
Il fallait bien commencer l’aventure pour Zinédine Zidane. Le nouveau patron de la sélection française a vécu comme un nouveau venu cette idylle. Impliqué, distribuant les consignes et des corrections tout en finesse, Zidane a mis sa main sur cette nouvelle ère qui demande de la tranquillité. C’est justement ce que respire le sélectionneur des Bleus. Sa personnalité aidant également contrairement au caractère de Didier Deschamps.
De là, à comparer les deux, cela ressemblerait à une tromperie. Le sélectionneur des Bleus a mis en place son schéma préférentiel, le 4-3-3. Un système tactique idéal pour le jeu des tricolores qui s’est matérialisé par une première marque.
Des joueurs au poste pour la première période
Le match des Bleus ne restera pas dans les annales pour la première de Zidane. Bien que les intentions soient similaires à la Coupe du Monde avec moins de désordre dans la mobilité des joueurs. Dembélé au poste, Mbappé au poste, Olise au poste. Voilà pour la feuille de papier. Le milieu de terrain est lui plus équilibré avec Manu Koné et Rabiot qui ont été à la hauteur de l’événement.
Cette configuration des Bleus a donné la promesse d’un jeu plus équilibré et des transitions maîtrisées. Bien que quelques frayeurs soient venues équilibrer un bilan avec des satisfactions et des déceptions. La configuration Zidane, c’était avant tout de retrouver un jeu structuré et ordonné, sans brider la liberté des joueurs.
Face à un bloc bas et avec un béton armé, les bleus ont essayé de trouver les passes à l’intérieur du jeu. Il fallait pour cela, des joueurs prêts à prendre un peu de risque dans la passe et le déplacement. À chaque fois que les Bleus ont trouvé la faille à l’intérieur du jeu, il y a eu danger. La récompense vient avec le pressing et la transition, puis le but de Mbappé. Dans l’ombre, le capitaine des Bleus a marqué sur son unique occasion du match.
Une deuxième période plus calme et un collectif serein
Zidane a laissé le même 11 sur le terrain et effectué la rotation promise. Barcola est entré, comme Doué et Camavinga. Les entrants ont été sobres tout en essayant de créer des situations avec les joueurs en mouvement. Le pressing voulu par Zidane a été appliqué à la lettre avec une coordination intelligente. C’est avant tout cette solution qui a fait mal aux Turques et qui amène le but. Par ailleurs, le jeu des Bleus demande encore de la finesse et de l’ajustement.
Car les Bleus n’ont pas fait chavirer les foules pour cette première de ZZ. Il faudra attendre la fin du rassemblement pour connaître si le champion du monde 2018 a évolué après 15 jours ensemble. Le premier vrai test sera la Belgique et les exigences vont rapidement progresser pour le staff et les joueurs.
Ce qui marque les esprits, ce sont également les consignes plus claires et précises de l’ancien joueur du Real Madrid. Les joueurs l’ont également fait remarquer dans les réactions d'après-match. Au final, les meilleurs témoins des changements entre Deschamps et Zidane, sont les joueurs.
Louis Oeuvrard