OM : les 3 raisons terribles, qui expliquent l'échec d'Habib Beye

3 mois après son arrivée, le successeur de Roberto De Zerbi prépare déjà son départ. On sait pourquoi.

OM : les 3 raisons terribles, qui expliquent l'échec d'Habib Beye
Photo by lcs _vgt / Unsplash

3 mois après son arrivée, le successeur de Roberto De Zerbi prépare déjà son départ. On sait pourquoi.

Sur les dix matchs passés sur le banc de l’OM, Habib Beye n’en a gagné que 4, fait un match nul en Coupe de France, synonyme d’élimination, perdu 4 et fait un match nul. Un bilan bien trop insuffisant pour un club comme l’OM, qui ambitionne de terminer sur le podium ou, à minima, se qualifier pour la Ligue des Champions. L’ancien coach du Stade Rennais paye son manque de maturité. 

Un manque de légitimité

Si son passage à l’OM en tant que joueur (174 matchs entre 2003 et 2007) a laissé un très bon souvenir aux supporters, sa courte carrière d’entraîneur n’a pas encore convaincu. Une montée de National à Ligue 2 avec le Red Star (et son budget imposant) certes, mais un passage très mitigé à Rennes, qui s’est mal terminé. Certes, les échecs et les mises à l’écart font partie de la carrière d’un entraîneur, mais c’est l’absence de réussite qui lui colle à la peau. Franck Haise, par exemple, garde l’image d’un très bon entraîneur, malgré l’échec niçois. Il a notamment réussi à Lens (vice-champion à 1 point du PSG) et fait parie des entraîneurs français les plus respectés. 

Des rapports conflictuels avec ses joueurs

Alors que son passage à Rennes a été marqué par des conflits avec plusieurs cadres du vestiaire (Ludovic Blas, Seko Fofana, Brice Samba notamment), il en est de même aujourd’hui à Marseille. Le dernier échange, public, avec Himad Abdel l’atteste. L’entraîneur de l’OM manque de diplomatie, et surtout, a du mal à accepter qu’on ne comprenne pas ses consignes. Il fait un peu penser aux difficultés rencontrées par Thierry Henry à Monaco, quand le champion du monde n’arrivait pas à impliquer ses joueurs dans ses choix technico-tactiques. 

Un décalage entre la théorie et la pratique

Ceux qui ont joué sous ses ordres vous le confirmeront : Habib Beye connait bien le football, mais « qu’est-ce qu’il parle »… Trop parler finit par tuer le message transmis. De la théorie à la pratique, il y a un pas difficile à franchir. A force de trop parler, on finit par lasser. Parfois même, dire des belles choses, en contradiction avec ses actes. Habib Beye, qui est encore un très jeune coach, souffre de ce décalage, qui va jusqu’à des incohérences.