OM : Bruno Genesio est-il l'homme de la situation ?
Après le départ de Roberto De Zerbi et de l’ancienne direction marseillaise, l’ancien vainqueur de la Ligue des Champions de 1993 repart sur une copie totalement blanche et peu de moyens.
Après le départ de Roberto De Zerbi et de l’ancienne direction marseillaise, l’ancien vainqueur de la Ligue des Champions de 1993 repart sur une copie totalement blanche et peu de moyens.
L'absence de moyens peut-elle pour autant permettre à Bruno Genesio d’évoluer dans un cadre plus serein et propice au développement de l’équipe première et du centre de formation ? Pas si sûr, à moins que les supporters aient bien en tête que c’est une saison de transition bien réelle.
Bruno Genesio est arrivé à Marseille avec l’intention de pimenter sa carrière d’entraîneur. Il a connu jusqu’à présent 4 clubs (Lyon, Rennes, Lille et l’OM). Un sacré CV à la saveur de l’Europe. Le technicien phocéen a toujours qualifié ses équipes dans une compétition européenne partout où il est passé. La dernière en date avec Lille où il réussit à chiper la 3ème place à l’OL. Il laissera à Olivier Létang un cadeau de départ à 50 millions d’euros.
C’est avec cette expérience que l’OM décide de se jeter sur le technicien de 59 ans. C’est surtout sa connaissance de la Ligue 1, sa faculté à lancer des jeunes qui ont convaincu les dirigeants marseillais de le faire venir. Reste à savoir s’il a les moyens de ses ambitions pour accrocher le top 5 de la Ligue 1.
Exit la politique de la caisse cramée de Longoria, place à la modestie à l’OM
Les paillettes à l’OM c’est terminé. Place désormais à la rigueur et à la modestie pour aborder une saison 2026-2027 pleine d’incertitudes. Toutefois, les Olympiens joueront la Ligue Europa et devront bien figurer pour tenter de décrocher un billet pour les huitièmes de finale sans passer par le barrage. Pour garantir une saison équilibrée, les Phocéens ont d’abord restructuré leurs finances et vendent à tour de bras. Greenwood, Medina, Aubameyang ou encore Rulli sont partis. Aguerd, Højbjerg, voir Paixao et Gouiri pourraient suivre…
La masse salariale doit baisser en-dessous de 100 millions d’euros pour l’exercice en cours. Les Phocéens ont décidé de réduire également l’enveloppe des salaires pour se donner du temps et d’autres ambitions. Les charges sont trop hautes et la chance de l’OM réside dans son propriétaire.
Mais le robinet de la dépense est désormais fermé. La politique open bar de Pablo Longoria a fragilisé un édifice déjà instable. Ce qui n’augure rien de bien scintillant pour les bleus et blancs. En effet miroir, cela rappelle étrangement avec un an de décalage la situation de l’OL.
L’arrivée de Grégory Lorenzi dans le réacteur de l’OM n’est pas étrangère à la nouvelle politique du club. McCourt, rêve de voir à nouveau son club en Ligue des Champions, à l’image de Brest, il y a deux saisons. Tout en optimisant les moyens et en y associant un ratio de qualité sur les recrues qui soit à la hauteur.
Genesio, la pièce maîtresse de l’OM 26-27
Curieusement, les attentes autour de cet OM 2026-2027 ne sont pas grandioses et la pression sur Bruno Genesio très modeste. En outre, l’été brulant à Marseille a laissé place à une relative tranquillité. Son arrivée en terre phocéenne a suscité de l’enthousiasme au regard de son parcours. Pas la peine de faire écho à son côté très lyonnais. De toute façon, le temps a fait son œuvre.
En l’occurrence, la pièce maîtresse du dispositif de l’OM n’est pas l’équipe mise à la disposition du club. Mais bien, un entraîneur qui doit, avant toute chose, composer avec son matériel. Genesio a toujours été flexible et sans plainte des différents effectifs qu’il a eu à sa charge.
Se rappeler de Lille qui vivait encore avec beaucoup moins de moyens que l’OM. Genesio a fait avec, malgré quelques discordances avec Létang. À Lyon aussi, il a composé avec des finances exiguës et les résultats n’ont pas été un problème. C’est pourquoi, sa place sur le banc marseillais peut avoir également d’autres bénéfices.
À Lyon, il a lancé de nombreux jeunes après l’arrivée du club au Groupama Stadium. À Rennes puis à Lille, il en est également un exemple pour avoir profité du centre de formation de ses clubs respectifs. À Marseille, l’équation est plus compliquée mais les générations sont de grande qualité. C’est aussi ce paramètre qui fait que le Français peut avoir un œil très prometteur sur le centre de formation olympien.
Louis Oeuvrard