Olympico : pourquoi Paulo Fonseca a tort de se plaindre
L'OL a-t-il été "volé" au Vélodrome, comme l'a clairement laissé entendre Paulo Fonseca après la rencontre ? Nous avons revu et analysé les images.
L'OL a-t-il été "volé" au Vélodrome, comme l'a clairement laissé entendre Paulo Fonseca après la rencontre ? S'il est difficile d'analyser de façon approfondi les décisions arbitrales qui font basculer le match, en toute bonne foie, nous les avons revu et pouvons conclure que l'entraîneur de l'OM a tort de se plaindre.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Paulo Fonseca n’a pas digéré la défaite de son équipe dans l’Olympico. En conférence de presse, l’entraîneur lyonnais a affirmé que « la meilleure équipe a perdu ». Ce qui est peut-être un peu exagéré. Même si les Gones ont eu des occasion franches de marquer (on pense essentiellement au ballon que Yaremcuk aurait pu glisser le ballon à Endrick (45+7), l’OM a aussi répondu présent. Un match nul aurait été un résultat équitable.
Parmi les griefs faits par Fonseca à l’arbitre, très critiqué par les Lyonnais, il y en a deux principalement : le hors-jeu signalé sur le but de Tolisso (50ème, à 1-0 pour l’OL) et une « faute » oubliée des Marseillais juste avant le but du 3-2 inscrit par Aubameyang. Arrêt sur image.
Hors-jeu de Tolisso (50ème)
Parti à la limite du hors-jeu (enfin, le pensait-il), Corentin Tolisso grille la politesse aux défenseurs marseillais et s’en va battre Geronimo Rulli, pensant avoir fait le break pour l’OL. Mais la VAR décèle un hors-jeu de quelques millimètres du capitaine lyonnais et fait annuler le but. Pour Paulo Fonseca, c’est une erreur. L’entraîneur de l’OL assure avoir « revu l’action plusieurs fois » et estime « impossible » qu’il y ait hors-jeu. C’est effectivement très difficile à accepter, mais le principe « binaire » est utilisé. En totale cohérence avec ce qui se fait en général. La veille, le PSG s’est vu refuser un but au Havre exactement pour la même raison. Avant de servir Dro Fernandez, Achraf Hakimi a récupéré le ballon en position de hors-jeu, pour quelques millimètres. Si on fait confiance aux images, c’est très cruel, mais « binaire » : Tolisso était bien hors-jeu et Paulo Fonseca n’a pas le droit de se plaindre. Dans un autre match, c’est peut-être l’OL qui profitera de cette méthode, certes, peut-être imparfaite, mais cohérente.
Faute d’Abdelli sur Endrick (92ème)
Dans les arrêts de jeu, l’OL perd le ballon sur une double intervention « musclée » des Marseillais. Dont celle d’Himad Abdelli sur Endrick (après celle d'Emerson sur Morton) jugées illicites par les Lyonnais. Sur les images, il est difficile de se rendre compte, mais l’ancien du SCO, comme l'ancien de l'OL, ne paraissent pas faire une grosse faute, même si leurs interventions sont rugueuses. Pendant tout le match, que ce soit des deux cotés, M. Brisard a opté pour un arbitrage « à l’Anglaise », comme c’est d’ailleurs de plus en plus le cas ces dernières semaines en Ligue 1. Un choix qui a notamment permis d’assister à une rencontre très rythmée et palpitante, à défaut d’être très technique. Certes, l’arbitre pouvait sanctionner une des deux interventions, mais ne pas le faire n’est pas une faute d’arbitrage. En Angleterre, jamais ces interventions n’auraient été sanctionnées. L’erreur sur ce 3ème but revient plus sur la rentrée d’Abner (à la place de Tagliafico), à la 88ème minute. Le Brésilien, pas totalement dans le match, étant en retard sur Pierre-Emerick Aubameyang à la conclusion de l’action.