OL : avant Crystal Palace, les bienfaits de la défaite à Lens
Battus pour la première fois de la saison, à Bollaert, samedi, les Lyonnais doivent retenir le positif pour rebondir contre Crystal Palace, jeudi.
Battus pour la première fois de la saison, à Bollaert, samedi, les Lyonnais doivent retenir le positif pour rebondir contre Crystal Palace, jeudi.
Balayé dans une première mi-temps sans saveur (pour être gentil), les Gones ont tout de même montré que malgré leur handicap au score, ils ont les ressources pour faire déjouer les équipes du haut de tableau. A condition d'intégrer le fait qu’un match ne peut être intermittent.
On peut rater sa prestation de long, en large et en travers et avoir un petit brin de soleil à l’horizon. C’est ce que peut espérer l’OL dès jeudi contre Crystal Palace. Le groupe étant plus complet et avec plusieurs variantes de jeu.
Une première période catastrophique
Mais alors, pourquoi avoir trop tardé à jouer ? C’est un peu le problème des trêves internationales qui coupent les dynamiques. Lyon y a eu droit avec un onze qui pour la plupart étaient en voyage à l’étranger. Le football sanctionne toujours les retards à l’allumage. Lens en a profité à merveille pour se relancer dans le championnat. Dans son malheur de cette sixième journée, Lyon a vu le train lui passer devant très légèrement.
D’ailleurs, les analyses de la part de Paulo Fonseca et de Corentin Tolisso sont d’une grande lucidité à la sortie de la rencontre. L’OL s’est loupé en grande partie à cause de sa sieste trop longue à Bollaert. La défaite lensoise est peut-être le meilleur déclic pour aborder le calendrier corsé des Gones jusqu’à la trêve de novembre.
12 minutes qui changent tout
Les entrants ont apporté un vent frais au jeu lyonnais. Un souffle nouveau concrétisé par Merah, Boudache, Nakamura. Ce dernier a été dans tous les bons coups tout en manquant de justesse dans la zone de vérité. Cependant il faut remettre en perspective le plan de jeu de la formation lyonnaise.
En évoluant sans numéro 9, les Gones ont démontré qu’il pouvait par la mobilité du jeu, ne plus avoir de point de fixation identifié par les Lensois fut un atout. Les décrochages de Sulc ou bien les positionnements intérieurs de Boudache et Nakamurah ont libéré les côtés avec plus d’espace. L’OL a accéléré en respectant ses règles d’or qui lui sont propres. Ce n’était pas suffisant pour remonter le handicap, mais, il y a de la qualité et de l’intelligence dans ce groupe qui sait qu’il peut avoir de quoi rivaliser avec le wagon de tête.
8 matchs décisifs
L’OL a poussé et a été récompensé par un but de l’espoir de Merah alors que Lens évoluait à dix. Le siège devant la cage lensoise ni fera rien. Le septuple champion de France a mis le moteur en route bien trop tard pour espérer revenir avec un petit point. Le RC Lens domine l’OL pour la troisième fois de suite toute compétitions confondues.
Ce n’est pas une malédiction ou bien une série noire qui s’installe. Lyon a de la ressource sur le terrain pour garantir des jours heureux sur les 8 matchs en un mois qui les attend. Le septuple champion de France devra allumer les jambes dès le coup d’envoi. Les Anglais de Crystal Palace ont un commandant qui connaît bien l’effectif des Gones. Pierre Sage fera son retour, 5 mois après avoir quitté le Groupama avec une victoire 4-0 avec Lens. L'OL a les moyens de faire en sorte que l'ancien de la maison profite beaucoup moins de son retour.
Louis Oeuvrard