Nantes et Nice : la bêtise sans limite des "pseudos" supporters
Le coup de gueule de Stéphane Desenclos, après les incidents qui ont émaillés les matchs Nantes - Toulouse (arrêté) et Nice - Metz (0-0)
Le coup de gueule de Stéphane Desenclos, après les incidents qui ont émaillés les matchs Nantes - Toulouse (arrêté) et Nice - Metz (0-0)
Bien sûr, il y a beaucoup de reproches à faire à la direction du club, bien sûr, on comprend l'immense frustration des supporters nantais, qui depuis plusieurs saisons voient leur club tomber en décrépitude, doucement mais sûrement. Mais comment peut-on penser d'abord à sa colère avant tout autre forme de réflexion intelligente et agir de la sorte ?
L'histoire de cette saison retiendra que le dernier match en Ligue 1 des Canaris n'a pas été à son terme. Arrêté pour cause de jets de fumigènes, invasion de la pelouse. A la honte sportive s'est ajoutée la bêtise humaine, l'immondicité d'actes irréfléchies qui ont gâché la fin de carrière d'une légende du club.
Tension exacerbée, Vahid Halilhodzic furieux #FCNantes pic.twitter.com/df7WIX7Luo
— Folliot Loïc (@loicfolliot) May 17, 2026
A 74 ans, Vahid Halilhodic était sorti de sa retraite pour venir en aide à son club de coeur. La semaine dernière, après la défaite des Nantais à Lens, au terme d'un match méritoire, qui envoyait officiellement Nantes en Ligue 2, le Bosnien n'avait pas pu parler, la gorge serrée. On l'avait senti très touché. De retour de suspension, il vivait ce soir le dernier match de sa carrière d'entraîneur et comptait sur un victoire nantaise pour assouplir sa douleur.
A Nice, la bêtise de certains supporters fait peur
Mais des pseudos supporters en ont décidé autrement. A la 22ème minute, alors que le score était de 0-0, ils ont déchainé leur haine de la famille Kita en se donnant tous les droits. Dont celui de bafouer la morale en manquant de respect aux valeurs essentielles du sport. On a vu Vahid Halilhodzic, révolté par une telle attitude (lui qui n'a pas été tendre avec sa direction), chasser les "supporters" pour les pousser à remonter dans les tribunes. En vain. Des imbéciles ont décidé que le match n'irait pas à son terme et, à l'annonce de la décision du Préfet de Loire-Atlantique, ont hurlé de joie.
On a vu presque pire à Nice. Condamnés à jouer le barrage contre Saint-Etienne, pour tenter à sauver sleur place en Ligue 1, les Aiglons ont été incapables de battre Metz (0-0). Mais une victoire n'aurait servi à rien, puisque Le Havre a gagné à Lorient et Auxerre s'est imposé à Lille. Alors, au lieu de se serrer les coudes pour espérer assurer le maintien en barrage, les Ultras niçois, qui n'en sont pas à une dinguerie près, ont envahi le terrain et envoyé des fumigènes vers la tribune présidentielle, dès le coup de sifflet final, provoquant l'intervention des CRS. Une attitude qui pourrait forcer les Niçois à jouer le match retour du barrage à huis clos.