Les indices inquiétants qui font craindre le pire à l’OM
La crise d'austérité peut-elle provoquer une crise de confiance et mettre le club en grand danger ?
La crise d'austérité peut-elle provoquer une crise de confiance et pousser le club en Ligue 2 ?
D’un premier abord, poser la question semble saugrenu. Rappelons que, sur le papier, l’Olympique de Marseille dispose du 2ème plus gros budget de la Ligue 1. Certes, très loin derrière les 900 M€ du PSG, mais, avec 185 M€, largement devant les troisièmes, Rennes et le Paris FC (130 M€). Lille et Lyon arrivent ensuite, avec 110 M€.
Certes, si les Marseillais sont actuellement 17ème, c’est en grand partie en raison d’un calendrier compliqué (Rennes, le PSG, le Paris FC et Monaco) mais en perdant 4 matchs sur 5 en Ligue 1, les Marseillais se sont mis dans une situation très inconfortable.
Avant de se déplacer successivement à Troyes et à Angers, des équipes formatées pour lutter pour le maintien, comme Le Havre, qui viendra au Vélodrome pour la 8ème journée, Bruno Genesio sont en perte de confiance. Ce ne sont pas trente minutes intéressantes face à une équipe du PSG qui peine à entrer dans sa saison, qui vont rassurer.
« Pour l’instant, mieux vaut ne pas se fixer d’objectif »
Sur sur les terrains d’entraînements, la crise d’austérité occupe les esprits, au point de paralyser les choix. Le club n’a pas pu recruter et n’a pas confiance en ses jeunes, comme l’a laissé entendre Grégory Lorenzi dans les colonnes de l’Equipe, et le confirme Bruno Genesio dans les actes. L’entraîneur marseillais préfère faire confiance à des anciens bannis (Ulysse Garcia, Neal Maupay, Egan-Riley…) que de lancer des minots du centre de formation dans le grand bain.
Sur le papier, l’effectif, bien que parasité par une Ligue Europa Conférence dévorante, est largement suffisant pour un maintien tranquille, mais quid de l’état d’esprit ? Une équipe comme l’OM, ses supporters, son entourage même, n’est pas habituée à jouer le maintien.
Qu’en sera-t-il si les Marseillais terminent les matchs aller dans le dernier tiers du classement ? Si l’OM était bousculé par Troyes ou Angers, ou même Le Havre, à domicile ? Pour ces équipes, affronter l’OM est un défi qui ne tient pas compte de la crise financière. Peu importe les noms des joueurs en face, l’écusson marseillais parle de lui-même.
Interrogé sur l’objectif du club (on ne parle même pas d’ambitions), Grégory Lorenzi a préféré répondre : « Pour l’instant, mieux vaut ne pas se fixer d’objectif ». Le maintien n’en est pas un et ça peut se retourner contre l’équipe de Genesio.