Hors-jeu : pourquoi les jeunes footballeurs doivent assurer leur avenir

Gros plan sur un domaine trop peu souvent abordé chez les jeunes footballeurs : l’assurance. Dès 15 ans, parfois même avant, certains misent déjà tout sur leur avenir dans le monde professionnel.

Hors-jeu : pourquoi les jeunes footballeurs doivent assurer leur avenir
Les jeunes de l'AAS Sarcelles, en région parisienne, dont sortent de nombreux futurs professionnels (photo : AAS Sarcelles DR)

Gros plan sur un domaine trop peu souvent abordé chez les jeunes footballeurs : l’assurance. Dès 15 ans, parfois même avant, certains misent déjà tout sur leur avenir dans le monde professionnel. Mais peuvent tomber de haut en cas de blessure. 

En 2024, quand il quitte l’Olympique Lyonnais sur une jambe, contraint de mettre entre-parenthèse sa carrière professionnelle, à la suite d’une grave blessure, Thibaut Ehling a pu se féliciter d’avoir pensé à tout. Grâce à une assurance, souscrite au début de sa carrière, le joueur qui s’était révélé à Montrouge (avant de rejoindre l’INF, puis d’intégrer le Centre de formation de l’OL) a pu se reconstruire physiquement sans soucis d’argent. Et s’il n’avait pas pu rejouer en tant que professionnel, cette même assurance lui aurait versé une belle somme d’argent… Heureusement, l’ancienne pépite de l’OL n’a pas eu besoin de la fameuse prime appelée « perte de licence » et aujourd’hui, il a de nouveau l’ambition de jouer au plus haut niveau.

A 15 ans comme à 25, les rêves peuvent être anéantis 

Le cas de Thibaut peut être celui de tous les footballeurs, aux ambitions débordantes, qui dès leurs quinze ans, après la signature d’un Accord de Non Sollicitation (ANS, document officiel, ensuite envoyé à tous les clubs, signifiant qu’ils ne peuvent plus négocier avec le joueur), dans le but d’intégrer un centre de formation, un ou deux ans plus tard, utilisent leur corps comme principale source de revenus. Une blessure grave, une maladie importante, un accident de la vie… et tous les rêves peuvent être anéantis. A 15 ans ou à 25 ans. 

A l’image de Didier Loiseau, ancien gardien de but de l’AJ Auxerre et de l’AS Nancy Lorraine, qui, après avoir dû mettre un terme à sa carrière sur blessure, s’est tourné vers l’UNFP, pour apprendre que les garanties dont il bénéficiait étaient notoirement insuffisantes par totale méconnaissance des droits du joueur à l’époque. C’était il y a 40 ans, depuis, « le football il a changé », comme dirait Kylian Mbappé. Et Heureusement. Didier Loiseau sera d’ailleurs à l’origine du changement, en créant avec l’UNFP, ESA, cabinet captif du syndicat (le premier courtier proposant exclusivement une solution spécifique pour les joueurs - voir plus loin). 

15 joueurs de Deschamps sur 26 sont chez MILLER Sports Entertainment

Aujourd’hui, tous les joueurs professionnels sont assurés, mais avant de signer pro, pendant les années de formation, c’est encore loin d’être le cas. Dès leurs 14/15 ans, les jeunes ont désormais la possibilité d’assurer leur avenir à des conditions très avantageuses. Comme nous l’explique Cédric Thévenot, directeur général chez MILLER Sports Entertainment, qui a le plus gros portefeuille de la profession. 15 joueurs parmi les 26 sélectionnés par Didier Deschamps pour la Coupe du Monde, sont d’ailleurs assurés chez eux. 120 parmi la totalité des joueurs présents à la Coupe du Monde. 

Cedric Thévenot : « Accompagner les jeunes footballeurs dans leur développement »

Cédric, allons directement au but avec cette proposition exceptionnelle pour les jeunes footballeurs. Il s’agit de quoi exactement ?

C’est une offre destinée aux jeunes qui ont moins de 21 ans et moins de 5000 euros de salaire. Ça leur permet de prendre une assurance (entre 15 et 20 euros par mois, ndlr) et, s’ils ne deviennent pas professionnels, on leur rembourse cette cotisation. Dans le cadre d’une « perte de licence », c’est-à-dire dans le cas où il ne peut plus jouer au football au niveau professionnel pour une raison médicale qui conduit à une inaptitude professionnelle, le jeune reçoit un capital de 50 000 euros, qui peut être très utile pour payer une école ou se lancer dans la vie, en dehors du foot. Avec cette formule, nous souhaitons accompagner les jeunes footballeurs dans leur développement, en leur offrant des garanties. 

Vous pouvez nous présentez MILLER Sports Entertainment ? 

Didier Loiseau a dû mettre un terme à sa carrière en 1987 après 2 ans de blessures intervenues juste après sa signature à l’AS NANCY LORRAINE en Juin 1985 sans avoir eu le temps de porter le maillot !!!  Devant les difficultés pour se faire indemniser et l’insuffisance des garanties souscrites (il avait souscrit le même contrat que son voisin de vestiaire à Auxerre… mais personne ne savait à l’époque comment déterminer les besoins d’un joueur), et après avoir résilié son contrat avec Nancy pour Inaptitude Physique, il va présenter un projet à l’UNFP de création d’une structure spécifique pour la couverture des acteurs du sport professionnel ce qui sera effectif le 1er Juillet 1988. (Pour info, Dominique VESIR rejoint la structure 2 ans après) 

Début 2000, Didier Loiseau quitte Europ Sports Assur pour créer la filiale HENNER Sports au sein du groupe HENNER qui est un très gros courtier de prévoyance. C’est cette filiale HENNER Sports, toujours dirigée par Didier Loiseau, jusqu’en avril dernier, qui a été revendue il y a 4 ans, au groupe MILLER. 

Aujourd’hui, MILLER Sports Entertainment est la seule filiale française du groupe Miller. Le groupe MILLER étant né en 1902, la même année que GRAS SAVOYE, pour ceux qui connaissent le courtage français. C’est donc un cabinet qui a près de 125 ans d’existence.

Une ancienneté qui inspire confiance, mais vous ne vous contentez pas de vous reposer dessus. Vous allez de l’avant, avec la volonté d’être très proches de vos clients…

Au sein de MILLER Sports Entertainment, il y a plusieurs anciens sportifs professionnels qui sont tout à fait à même d’être entendus par les joueurs, par les parents des joueurs, par les agents de joueurs, par les conseillers en gestion de patrimoine… on a notamment Franck Verlaat, (ancien joueur de l’Ajax, qui a joué 3 ans à Auxerre), Peggy ARPHEXAD (passé par Lille, Lens, Leicester, Liverpool ou encore l’OM !) et  on vient d’embaucher Felipe Saad (passé par Strasbourg, Lorient et le Paris FC).

Le gros avantage de MILLER Sports Entertainment, c’est que vous maitrisez tout de A à Z, ce qui rend les choses beaucoup plus pratiques…

Nous avons institué, depuis plus de 20 ans, une délégation totale de la part de l’assureur qui fait qu’aujourd’hui, MILLER Sports n’est pas un courtier comme les autres. On appelle ça un MGA, Management Général Agency. Ça veut dire que nous avons le stylo de la part d’Allianz, pour clarifier le risque, faire les acceptations médicales, puisque nous avons un médecin, qui est l’ancien médecin du PSG, ainsi qu’un médecin pour l’Allemagne. Nous avons ces souscriptions déléguées par l’assureur, mais également les émissions de toutes les pièces contractuelles. En cas de sinistre, nous avons aussi le stylo de l’assureur, pour régler les sinistres. 

Une indemnisation à la fin de chaque mois qui suit la franchise

Concrètement, quand un joueur se blesse gravement, vous intervenez à quel moment ?

En France, un joueur qui se blesse gravement, est payé normalement par son club pendant 90 jours (en Allemagne, c’est 42 jours). On appelle cela, « la franchise ». Après cette période, les joueurs ont besoin de continuer à être payés. Contrairement à certains de nos confrères, ils ne vont pas attendre que la compagnie adresse les règlements. Avec nous, ils vont être indemnisés à la fin de chaque mois qui suivra la franchise. 

Comment calculez-vous le montant de ces indemnités ?

C’est très simple, c’est le salaire net que le joueur devrait percevoir, après impôt. A titre d’exemple, un joueur qui est payé 15 000 euros bruts par son club, touchera 9 000 euros nets grâce à nous. 

Et le montant des primes pour « perte de licence » ?

Il y a beaucoup de critères pour les calculer. Le salaire, l’âge… Les capitaux assurés peuvent aller de 10 000 euros à 10 millions, voire plus. 

Pour tous renseignements : millersports@miller-insurance.com