Guillaume Norbert (Racing Club de France) : « Ramener le club au niveau professionnel »
Le Racing Club de France a besoin d'un point pour valider sa montée en National 2. En attendant de voir encore plus haut, sans se précipiter.
Le Racing Club de France a besoin d'un point pour valider sa montée en National 2. En attendant de voir encore plus haut, sans se précipiter.
En déplacement chez l’avant dernier ce samedi, le Racing Club de France peut valider sa montée en National 2. Leaders avec 11 points d’avance sur Aubervilliers et 12 sur Linas-Montlhéry, les Parisiens ont besoin de prendre un point, pour accéder officiellement à l’échelon supérieur. Pendant que le Racing sera à Dives, Aubervilliers accueille Versailles (5ème) et Linas-Montlhéry reçoit Le Havre Caucriauv (8ème). Guillaume Norbert, l’entraîneur du club au passé historique (notamment sous le nom de Matra Racing), revient avec nous sur cette montée qui se précise, mais qui n’est pas un aboutissement.
Un succès chez l’avant dernier et le Racing sera officiellement en National 2…
Il nous manque un point. Un match nul nous suffit.
C’est le symbole d’une très belle saison…
Ce n’est pas encore fait, mais oui, ce serait une belle récompense pour note saison. On a un match à jouer d’abord, face à une équipe qui joue son maintien, donc qui va tout donner. Il faut qu’on soit prêts au combat qu’ils vont proposer.
« Un temps d’avance pour la saison prochaine »
Il ne vous reste qu’un point à prendre, à quatre journées de la fin, quoi qu’il se passe à Dives, c’est le signe d’une saison très aboutie… C’est quoi la force du Racing, pour avoir tant de points d’avance ?
On a su être réguliers. Plus régulier en tout cas que la saison dernière. On était en tête à la trêve et puis on a très mal commencé l’année, avec 4 nuls et une défaite. On n’avance pas et à la fin de la saison, on rate la montée pour trois points. Cette fois on a beaucoup mieux géré cette période. On était premiers à la trêve et on a augmenté l’écart grâce à notre régularité. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’avoir un matelas confortable de points d’avance.
Vous vous êtes servis de l’échec de la saison dernière pour être plus fort encore ?
C’est sûr que c’est une période qu’on n’a pas bien géré. On a essayé d’analyser ce qui n’avait pas été, pour s’améliorer. On a cherché les raisons du pourquoi on n’a pas été performants à cette période, et on a essayé de le corriger.
Vous avez identifié des erreurs précises ?
Je ne crois pas que c’était un problème d’excès de confiance. C’était plus dans la manière de reprendre, avec peut-être une trop grosse charge de travail. Après, en football, vous êtes souvent sur un fil. On a fait des matchs nuls qui auraient pu se transformer en victoires. Il y a aussi une part de chance. Mais je pense que les joueurs étaient mieux préparés. Ils ont aussi pris conscience de ce qui s’était passé la saison dernière, pour aborder un peu mieux la reprise.
« Le Racing est un club avec une grande histoire, on a les infrastructures pour aller plus haut »
Ce matelas confortable, cette montée déjà quasiment assurée, c’est une fierté pour l’entraîneur que vous êtes ?
Le football, c’est stressant… Quand on est entraîneur, on savoure ce luxe. Si on peut être certains de monter avant les trois dernières journées, c’est appréciable. C’est quelque chose qui pourra nous permettre de préparer la suite avec plus de sérénité. C’est un temps d’avance qu’on prend sur la préparation de la saison prochaine. C’est quelque chose d’important. On a à coeur de faire un match sérieux à Dives pour valider cette montée.
La National 2, ce n’est pas un aboutissement, le club aspire à aller plus haut…
Tout à fait. Le Racing est un club qui a une grande histoire. Avec le vivier de la région parisienne… On a les infrastructures pour jouer plus haut. Il y a la place pour faire quelque chose de grand au Racing, on a cet espoir. Même si on sait qu’il n’y a rien de facile. Tout s’est resserré avec la réforme des championnats. Il y a énormément de concurrence. C’est sûr qu’on espère ne pas s’arrêter en National 2, dans les années futures, ramener le club au niveau professionnel.
Chaque étape est extrêmement difficile, on ne le souligne pas assez…
Le problème, c’est qu’il n’y a qu’un seul club qui monte. La saison dernière, on fait une très bonne saison. On finit deuxièmes, à 3 points du premier, avec 10 points d’avance sur le troisième. Mais au final, ça sert à rien. Terminer deuxième ou huitième, c’est la même chose.
En interne, le club s’est fixé un timing pour parvenir à retrouver le monde professionnel ?
Non. Il n’y a pas de timing. On veut déjà se stabiliser et ensuite repartir de l’avant.
- US Dives Cabourg FB - Racing Club de France : samedi 18 avril (18h, stade André Heurtematte, à Dives).
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