Gianni Infantino, le carton rouge qui fait déborder la Coupe du Monde
Même s'il est protégé par ses soutiens en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, le président de la FIFA voit son image de plus en plus attaquée.
Même s'il est protégé par ses soutiens en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, le président de la FIFA voit son image de plus en plus attaquée.
Le président de la FIFA pourrait payer très cher la Coupe du Monde 2026. Même si cette dernière est autant une réussite économique qu’elle est un échec populaire, Gianni Infantino a atteint un point de non retour en faisant en sorte de « suspendre » la suspension de Folarin Balogun, pour qu’il puisse jouer le 8ème de finale contre la Belgique, avec les Etats-Unis.
Après les problèmes de visas distribués « à la tête du client » par l’administration américaine (en vertus de lois strictes sur l'immigration), privant de nombreux supporters de rentrer aux Etats-Unis, l’apparition de « pauses fraicheur » dans des stades climatisés, la gestion de la sélection iranienne... (liste non exhaustive), l’ingérence du gouvernement Trump a éclaté au grand jour quand ce dernier a lui-même reconnu avoir appelé Infantino pour lui demander de permettre à Balogun de jouer contre la Belgique.
« L’intégrité du jeu est menacée et la crédibilité de la compétition compromise » (UEFA)
La goute d’eau qui a fait déborder le vase et déclenché la colère de plusieurs fédérations, très remontées contre le patron de la FIFA, avec la Belgique en meneur. L’UEFA elle-même, est montée au créneau, en publiant un communiqué à la charge de l’instance mondiale. « La décision prise hier de suspendre, à titre probatoire pour une durée d’un an, l’application de la suspension automatique d’un match suite au carton rouge infligé au joueur Folarin Balogun a franchi une ligne rouge », explique l’instance européenne.
« Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, fondements d’une compétition équitable, honnête et transparente. Si certaines règles peuvent parfois prêter à interprétation, ce n’est pas le cas ici ». L’UEFA a frappé fort en écrivant que « l’intégrité du jeu est menacée et la crédibilité de la compétition compromise ».
Selon plusieurs sources concordantes, la fronde pourrait aller jusqu’à la fin de Gianni Infantino. Même si l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, acquis à sa cause, ne sont pas encore prêtes de le lâcher, l’UEFA aurait l’intention de soutenir un candidat alternatif lors de l’élection présidentielle de 2027, afin de mettre fin au règne de dix ans, d’Infantino.
Malgré les casseroles que traine derrière lui le dirigeant suisse (cité dans l’affaire des Panama Papers, puis dans l’enquête du football Leaks, soupçonné d’avoir manoeuvré pour écarter Sepp Blatter et Michel Platini de sa route, prise en photo devant le cercueil de Pelé, création du Prix de la Paix de la Fifa, pour le remettre à Donald Trump…), il a déjà enchainé trois mandats à la tête de la FIFA. Sa grande force étant de doper les recettes de la FIFA (en multipliant les compétitions et en augmentant le nombre de participants). Argent qu’il redistribue en partie aux fédérations, qui deviennent ses électeurs…