France - Sénégal (3-1) : la masterclass de Didier Deschamps

Une modification tactique à la mi-temps qui a tout changé, une entrée en jeu décisive, Didier Deschamps a bien commencé sa dernière compétition à la tête des Bleus.

France - Sénégal (3-1) : la masterclass de Didier Deschamps

Des modifications tactiques à la mi-temps qui ont tout changé, une entrée en jeu décisive, Didier Deschamps a bien commencé sa dernière compétition à la tête des Bleus.

Certes, pour pouvoir le faire, il faut avoir les joueurs nécessaires à sa disposition… Mais pour le premier match de sa dernière compétition avec les Bleus, Didier Deschamps a fait une masterclass. 

Un choix tactique qui change tout à la mi-temps

Bousculé par des Sénégalais bien en place, agressifs et plus investis dans le jeu, les Français ont su se ressaisir à la mi-temps. Didier Deschamps a replacé Michael Olise dans l’axe, derrière Kylian Mbappé, alors qu’Ousmane Dembélé prenait le couloir droit, laissant le gauche à Désiré Doué, son poste de prédilection. 

Un repositionnement tactique qui a changé le cours du jeu. Pour enfoncer le clou, le sélectionneur n’a pas hésité à faire sortir le Ballon d’Or, à quinze minutes de la fin, pour apporter plus d’impact devant. Cette fois, Désiré Doué a pris le couloir droit, pour laisser l’entrant, Bradley Barcola, à son meilleur poste. L’impact sur le jeu a été immédiat, avec un but deux minutes après son entrée en jeu. 

Les Bleus évitent le piège sénégalais

Alors que le risque était de se ruer trop à l’abordage et de laisser des espaces aux Sénégalais, Didier Deschamps a demandé à Aurélien Tchouaménie de rester très bas, quasiment comme un troisième défenseur central. Ce qui a eu le don d’agacer les observateurs avant la mi-temps, quand les offensifs n’étaient pas rentrés dans leur match, mais qui a rapidement porté ses fruits. 

Autre consigne de Didier Deschamps : demander à Jules Kounde de rester bas, alors qu'en première période, il était souvent devant Michael Olise, le forçant à défendre. Ce n'est pas un repositionnement, mais une philosophie. On aime ou on n'aime pas, mais ça a contribué à changer le visage des Bleus.

En face, Pape Thiaw a multiplié les changements, sans véritable ligne directrice. Il faut dire que le fait de voir les Bleus mener au score a limité les options du sélectionneur sénégalais. Attention maintenant à la Norvège, un match sous haute pression pour les adversaires des Bleus.