Coupe du Monde : derrière l'incident du Sénégal, l'inacceptable ingérence politique
Pape Thiaw a dû mettre la pression pour voir enfin son nouveau contrat validé par le président de la République.
Pape Thiaw a dû mettre la pression pour voir enfin son nouveau contrat validé par le président de la République.
C’est un incident peu banal qui s’est déroulé mercredi. Alors que la délégation du Sénégal s’apprêtait à voyager pour entamer sa préparation pour la Coupe du Monde (11 juin - 19 juillet), Pape Thiaw a refusé d’embarquer tant que sa situation contractuelle n’était pas à jour. Le media Dsports SN explique qu’à 15 jours de l’ouverture du Mondial, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, n’avait toujours pas de contrat depuis sa prolongation, en février dernier. Un véritable sac de noeuds, qui n’a pu se résoudre qu’après l’intervention du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Comme si Macron devait valider l'arrivée de Zidane après Deschamps...
Selon Dsports SN, le gouvernement sénégalais aurait déjà validé le nouveau bail du natif de Dakar. Mais il manquait le feu vert en haut lieu. Le média cite même une source proche du ministère des Sports : « C’est faux de dire que le ministère des Sports a bloqué le contrat de Pape Thiaw. Si le contrat doit être validé, cela relève du président de la République et du Premier ministre. Ce n’est pas du ressort direct du ministère. La ministre voulait renouveler son contrat depuis février et elle souhaitait même une revalorisation salariale. »
Un incident qui s’est finalement résolu, mais qui interroge : alors que la FIFA combat toute ingérence politique, on peut s’étonner de voir que le contrat du sélectionneur de la 2ème nation africaine la plus forte, qui postule à une place dans le dernier carré au mondial, est dépendant du président de la République. Un peu comme si seul Emmanuel Macron avait le pouvoir de valider le contrat de Zinedine Zidane à la tête des Bleus pour succéder à Didier Deschamps…