Celta Vigo - OL : la fatigue ? Une mauvaise et ridicule excuse
Se plaindre sans cesse de la fatigue, quand on est footballeur professionnel, est dépassé. L'OL est favori et doit faire un résultat en Espagne.
CELTA VIGO - OL (21H) - Il faut arrêter avec l’excuse de la fatigue ! S’il est incontestable que les calendriers internationaux sont de plus en plus chargés, avec l’apparition de nouvelles compétitions, comme la Coupe du Monde des clubs, se plaindre sans cesse de la fatigue, quand on est footballeur professionnel, est dépassé. L'OL est favori et doit faire un résultat en Espagne.
Dimanche dernier, la situation a atteint son paroxysme quand le Lyonnais Moussa Niakhaté affirmait devant les caméras que son équipe avait de joueurs sur la touche qui étaient dans l’incapacité de jouer. « Quand vous voyez certains joueurs sur le banc, ce n'est pas parce qu'on ne respecte pas le Paris FC, bien au contraire, mais ce sont des joueurs qui ne peuvent pas démarrer parce qu'ils sont morts physiquement, c'est comme ça ». Le capitaine de l’OL d’un soir parlait notamment de Corentin Tolisso et Endrick qui, à la surprise générale, avaient débuté sur le banc.
29 matchs pour Tolisso, 35 pour Greenwood, 32 pour Rodriguez, le défenseur du Celta
Depuis le 16 août dernier et la victoire de Lyon à Lens lors de la première journée de Ligue 1, le milieu de l’OL a disputé 29 matchs, toutes compétitions confondues, pour un total de 2224 minutes de jeu. Le tout en 200 jours. Endrick de son côté, avait très peu joué au Real avant de venir à Lyon (environ 100 minutes en 3 matchs) et a enchainé 10 matchs (787 minutes) avec l’OL, entre le 11 janvier et le 8 mars (date d’OL - PFC, match durant lequel il a joué 25 minutes). Ce soir, ce sera le 11ème en 58 jours, soit un match tous les 5,3 jours. Un joueur comme Mason Greenwood par exemple, a joué 35 matchs (pour un total de 3003 minutes) depuis le début de saison. Javi Rodriguez, le défenseur central du Celta Vigo, cumule pour sa part 2521 minutes en 32 matchs cette saison. Soit 300 de plus que Tolisso.
Certes, on peut comprendre l’intérêt de Paulo Fonseca à faire reposer ses joueurs pour leur permettre d’être à 100% physiquement pour le 8ème de finale aller de la Ligue Europa, mais la simple excuse de la fatigue est un peu ridicule. Le meilleur exemple reste celui du PSG. Vu le contexte (faible renouvellement de l’effectif, préparation absente, performances pas toujours enthousiasmantes…), l’analyse la plus facile est la fatigue. Certains ont même été jusqu’à dire : « le PSG, c’est fini ».
Pourtant, à aucun moment, un observateur qui aurait entendu parler du PSG pour la première fois, ne dira qu’il a vu une équipe parisienne à bout de souffle contre Chelsea. Pas une équipe du PSG parfaite, loin de là. Mais sûrement pas une équipe sans aucune ressources physiques ou mentales. Si Paris a dominé face au Sporting Portugal à Lisbonne, mais s’est incliné (1-2), c’est en raison d’un problème d’efficacité offensive, ajoutée à la qualité de l’adversaire. Idem contre Monaco, lors du match retour des barrages, en Ligue des Champions, ou en championnat vendredi dernier. Les Parisiens ont joué sans leur meilleur joueur et ont manqué d’efficacité dans les deux surfaces, face à d’excellents monégasques.
Luis Enrique (après la victoire contre Chelsea) : « Aujourd’hui, personne ne parle de la capacité physique »
Celui qui résume le mieux la situation, c’est Luis Enrique. « Aujourd’hui, personne ne parle de la capacité physique » a commenté l’entraîneur parisien après la victoire de son équipe, avec le sourire. « Quand on perd, on dit que ce sont des problèmes physiques, mentaux. Hier, on était dans des problèmes physiques et aujourd’hui, on met trois buts dans les dix dernières minutes. Ce sont des problèmes multi-factoriels ».
Absences (pour blessures ou autre), choix tactiques, efficacité (dans les deux surfaces), coaching, qualité de l’adversaire… Il y a de multiples raisons pour réussir ou rater un match. Gérer l’enchaînement des matchs, c’est un des principaux jobs de l’entraîneur. Parler de la fatigue, une mauvaise excuse.